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La régulation de la commercialisation de l’argent colloïdal

La régulation de la commercialisation de l’argent colloïdal

Alors que des recherches tendent à démontrer certaines vertus que l’on prête depuis la nuit des temps à l’argent colloïdal, sa commercialisation comme complément alimentaire se heurte souvent à des obstacles réglementaires. Des bras de fer s’engagent depuis de nombreuses années entre les autorités de régulation et les laboratoires pharmaceutiques. Mais des groupes de citoyens, convaincus des bienfaits de l’argent colloïdal, sont aussi de la partie. Aux Etats-Unis, en Europe ou en Australie, les différents acteurs s’embourbent parfois dans des dialogues de sourds.

La régulation de la commercialisation de l’argent colloïdal

La portée de la réglementation sur l’argent colloïdal

La lecture juridique d’une situation nous impose d’être très précis dans les expressions que nous utilisons. Certaines personnes affirment que la commercialisation de l’argent colloïdal serait illégale, notamment au sein de l’Union européenne. En réalité, aucune disposition légale n’interdit la vente de ce produit.

La régulation, aux Etats-Unis comme en Europe, touche essentiellement la manière dont l’argent colloïdal doit être présent au grand public. Ainsi est-il interdit en Europe de le présenter comme étant un complément alimentaire. Il est surtout interdit aux vendeurs de « vanter », en quelque sorte, les bienfaits de l’argent colloïdal, notamment sur la santé.

En revanche, vous êtes libre d’expliquer les vertus thérapeutiques de ce produit si vous ne le faites pas à des fins commerciales, mais à des fins pédagogiques, par exemple. Cela relèverait tout simplement de la liberté d’expression. D’ailleurs, les scientifiques qui se penchent sur l’argent colloïdal démontrent, dans leurs rapports, les bienfaits de ce produit. On rappellera cependant que la plupart des chercheurs américains nuancent toujours leurs conclusions, en précisant notamment que des études supplémentaires sont nécessaires pour dissiper les doutes.

Les raisons de la réticence des autorités de régulation

Il existe deux principales raisons pour lesquelles les autorités sanitaires américaines ou européennes interdisent aux fabricants et vendeurs de mettre en avant les propriétés thérapeutiques de l’argent colloïdal. La première est qu’il n’y a pas encore suffisamment d’études crédibles qui étayent les bienfaits que l’on prête à l’argent colloïdal. Même les chercheurs qui se penchent sur le produit reconnaissent que des études supplémentaires doivent être réalisées pour démontrer ses propriétés antimicrobiennes, antibactériennes ou anti-inflammatoires, entre autres.

La deuxième raison est plus polémique. Il semblerait que les autorités de régulation se méfient des conclusions rendues par les études menées jusqu’ici autour des bienfaits de l’argent colloïdal. Selon toute vraisemblance, il y a soupçon de collusion entre certains chercheurs et les grandes entreprises pharmaceutiques.

Les différentes réglementations dans le monde

Bien que les réglementations varient d’un contient à l’autre, on observe que les autorités sanitaires américaines, européennes et australiennes ne voient pas l’argent colloïdal d’un bon œil. Début 2010, l’Europe interdit la commercialisation de l’argent colloïdal comme complément alimentaire, en particulier si les fabricants ou les vendeurs mettent en avant ses propriétés médicales.

Les autorités de régulation australiennes ont pris presque exactement la même mesure. En Australie, il est tout de même possible de se procurer légalement de l’argent colloïdal, lequel doit alors être présenté comme un désinfectant pour l’eau. En revanche, les autorités sanitaires, comme leurs homologues européennes, interdisent aux vendeurs d’encourager la consommation du produit ou de mettre en avant son efficacité et sa sécurité.

Ceci dit, ces interdictions peuvent être perçues comme des incitations à pousser les recherches scientifiques plus loin.

Aux Etats-Unis, la FDA (Food and Drugs Administration) a tenté d’interdire les produits à base d’argent colloïdal à la fin des années 1990, mais les fabricants ont finalement obtenu gain de cause. Simplement, la FDA prend la même position que les autorités sanitaires australiennes et européennes, considérant notamment l’argent colloïdal comme dépourvu d’efficacité thérapeutique. La FDA exige deux critères : l’efficacité et la sécurité du produit. Les fabricants qui veulent vendre l’argent colloïdal comme un produit médical doivent investir dans des millions de dollars de recherches.

Les autorités sanitaires canadiennes s’alignent également sur les positions des leurs homologues américaines, australiennes et européennes. La commercialisation n’est pas illégale, à condition que le public ne soit pas encouragé à la consommation, en promettant des vertus médicales.

Les consommateurs ne sont pas désarmés pour autant

Dans tous ces pays, les fabricants ou les vendeurs qui promeuvent les propriétés thérapeutiques de l’argent colloïdal encourent de lourdes. Par conséquent, les consommateurs doivent, en quelque sorte, s’auto-éduquer sur les différents avantages du produit. Du moins en théorie. Car les études scientifiques démontrant les bienfaits de l’argent colloïdal sont disponibles sur Internet, et les différentes réglementations ne concernent que les fabricants et les vendeurs.

La loi autour de ce produit peut-elle évoluer un jour ? Cela semble peu probable. Ceci étant, le public se rassure par les avancées des recherches scientifiques, mais aussi par les nombreux témoignages sur les bienfaits de l’argent colloïdal. De plus, tout le monde sait que ce produit est utilisé à des fins médicales depuis des millénaires. La grande aristocratie romaine l’utilisait notamment pour purifier l’eau et conserver les vins.

En résumé…

L’utilisation de l’argent colloïdal est découragée par presque toutes les agences gouvernementales officielles, et cela ne changera probablement pas. Vous pouvez toujours acheter des solutions et des générateurs d’argent colloïdal, mais les fabricants et les fournisseurs ne sont pas autorisés à faire de déclarations sur son efficacité et ses avantages pour la santé.