Le métier de facteur, devenir facteur à la poste

Lettres ou pas lettres, telle est ma profession du métier de facture. Une fiche métier pour apprendre à devenir facteur à la poste. Étudiante, j’ai fait un job d’été. J’ai remplacé le facteur du village où habitaient mes parents. Je connaissais les gens et ça m’a vraiment plu. J’ai alors fait une formation de CAP facteur, avec un an de stage à Paris. J’ai eu mon CAP et j’ai été engagé à Paris. Mais comme c’était loin de chez moi, j’ai passé le concours dans le 95 et j’ai été reçue comme factrice.

Vous avez un contact direct avec les personnes ?

Oui, quand on les croise dans la rue, quand on leur apporte des recommandés ou quand il demande un renseignement. Je les aide parfois, quand ils ont besoin d’un carnet de timbres, quand ils veulent connaître des tarifs ou faire un changement d’adresse pour les vacances.

Je ne m’attendais pas à cet aspect du métier au départ. Je pensais qu’on livrait le courrier dans les boîtes aux lettres sans contacts avec les gens. En fait, c’est plus que ça. On s’implique même parfois dans la vie des gens.

Un bon postier, qu’est-ce que c’est ?

C’est quelqu’un de consciencieux : il doit vérifier qu’il met la bonne enveloppe dans la boîte aux lettres. Il est ponctuel, souriant. C’est surtout quelqu’un qui donne une bonne image de la Poste vis-à-vis des clients. Il sait s’exprimer et doit savoir conduire, avec le respect du code de la route.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce métier ?

A la Poste, il y a une vraie solidarité entre collègues. Quelqu’un en difficulté est toujours soutenu. C’est un lien fort entre les postiers. Et le contact avec les gens est important : on a affaire à des gens en difficulté, des gens qui ne parlent pas toujours très bien français, donc il faut qu’on leur explique, mais on a aussi des gens aisés. Passer d’un milieu à l’autre, c’est ce qui me plait. Et puis la poste est un lieu de rencontre : on y de discute, on y crée des liens. C’est important dans les campagnes, mais aussi en ville. Il y a des gens malades qui ne peuvent pas sortir de chez eux, et voir le facteur fait plaisir.

Quelles sont les compétences importantes pour être postier ?

Il y a la ponctualité, le savoir vivre, il faut être quelqu’un de serviable, de poli et de respectueux. Il faut bien savoir faire du vélo, même si ce n’est pas obligé d’avoir une assez bonne condition physique. Mais attention, ce n’est pas plat partout et le vélo pèse lourd avec tout le courrier. Il faut savoir aussi se repérer, même s’il y a des cartes.

Au départ, un nouveau facteur est accompagné ?

Un nouveau facteur est formé par des facteurs plus anciens. Il est au minimum trois jours avec un facteur en doublure. Il voit le circuit de la tournée. Il n’est jamais tout seul dans sa tournée.

Quels conseils donneriez-vous à celui qui voudrait devenir facteur ?

Le métier de facteur n’est pas facile : ce n’est pas seulement mettre une lettre dans une boite. On commence le travail très tôt, avec la préparation, le tri général rue par rue et ensuite le tri de sa tournée, maison par maison. Il faut comprendre rapidement le système, être vif et rigoureux.

Une personne sans diplômes peut devenir facteur ?

Oui. Il y a la voie du CAP : un an en alternance entre lycée professionnel, avec ses enseignements généraux, et bureau de poste. Il y a aussi la voie de la candidature spontanée. Le diplôme n’est pas nécessaire, mais il faut le permis. J’ajoute que c’est un métier qui recrute aujourd’hui beaucoup de jeunes.

Est-ce qu’il y a une évolution de carrière ?

Au départ, on est au minimum trois ans facteur, et on peut monter de grade tous les trois ans, ou passer par des concours internes. On peut ainsi devenir facteur de secteur, et après on peut même demander à être au guichet.

La diversité des origines, c’est une richesse pour la Poste ?

Le métier de postier permet de recruter des personnes de toute origine. Certains collègues viennent d’Inde, du Maroc, de Madagascar. C’est un métier est ouvert à toute personne, quelque soit son origine. On a eu un jour une lettre écrite en arabe et un collègue marocain nous a permis de traduire et de distribuer la lettre au bon endroit, chose impossible si personne ne lisait l’arabe.