Le métier de contrôleur technique, devenir contrôleur technique

Encore une belle orientation scolaire avec ce profil de est contrôleur technique qui nous parle de son métier de contrôleur technique en centre auto. Rien a voir avec le métier de carrossier. A l’âge de treize ans, j’ai choisi la carrosserie et j’en ai fait pendant une quinzaine d’années. Après, j’ai fait du contrôle technique, parce que ça me plaisait. Ça fait quatorze ans maintenant que je fais ce métier.

C’est quoi, un bon contrôleur technique ?

C’est quelqu’un qui connaît bien les points de contrôle, et qui sait expliquer aux clients les points défectueux et les risques possibles.
Une rotule défectueuse par exemple peut avoir beaucoup de jeu et la roue peut s’arracher. Il doit avoir une connaissance parfaite de tous les points techniques.

Quelle formation vous avez suivi ?

Au départ, j’étais carrossier. J’ai fait un stage de cent cinquante heures pour devenir contrôleur technique. Et tous les ans, je suis obligé comme tous les contrôleurs de faire un stage de vingt heures.

Le stage de vingt heures, c’est une remise à niveau où on apprend les nouveaux points de sécurité, les nouvelles normes. C’est donc un métier qui évolue toujours.

Il faut avoir des connaissances mécaniques, et je peux dire qu’on en apprend encore tous les jours.

J’ai envie de dire aussi que c’est un métier accessible pour tous. Les femmes peuvent y accéder et d’ailleurs j’en connais une.

Vous avez une grande prise de responsabilité ?

Un contrôleur est responsable du contrôle technique qu’il effectue.
Si un contrôle est mal fait, la responsablilité du contrôleur est engagée.

Tout ça dépend de la conscience de la personne. Avec davantage de contrôles effectués dans les règles, il y aurait certainement moins d’accidents.

Contrôlez-vous les poids lourds ?

En fait on contrôle les véhicules jusqu’à trois tonnes cinq. Les poids lourds sont contrôlés dans le privé. Pour ces véhicules, il faut des formations supplémentaires, que je n’ai pas.

Quand la voiture est accidentée ou en trop mauvais état pour rouler, que faîtes-vous ?

Si le véhicule arrive accidentée, le contrôleur doit vérifier les points de déformation et l’importance des déformations par rapport à la carrosserie. Si la voiture est en mauvais état, on n’a pas le droit de l’immobiliser. Je fais un rapport au client et je lui signale les risques !

Qu’est ce que vous diriez pour défendre votre métier, le faire connaître ?

Pour le faire connaître et pour que les usagers de la route soient mieux informés, je dirais qu’il faudrait faire plus de contrôles techniques sur les véhicules : certains sont très dangereux.

Beaucoup de gens ne connaissent pas grand-chose en terme de mécanique. Il y a beaucoup trop de clients qui croient savoir mais qui ne connaissent rien : ils ne se rendent pas compte du danger, comme quand des flexibles de freins sont coupés, ou quand des hernies sont prêtes à éclater. Ces choses-là ne se voient pas, et il faut avoir des connaissances solides que seul notre métier peut apporter !

Des experts nous demandent aussi de réaliser des contrôles techniques pour vérifier l’état réel d’un véhicule accidenté ou en réparation.